canot - ush

Le canot de la collection du The Rooms, Provincial Museum Division , s'appelle katshishtashkuatet , de tshishtashkuan , qui signifie « clou ». Il a été fabriqué par un aîné de Sheshatshiu, Pien Penashue, avec l'aide de son fils Melvin et de son neveu Alistair Pone. L'épouse de Pien, Nishet, a fourni des renseignements sur l'utilisation et la fabrication de canots avant l'établissement des Innus dans des villages.

Né en 1926 dans la région des montagnes Mealys, Pien Penashue a appris de son beau-père, Pien Toma, comment fabriquer le canot à clous katshishtashkuatet .

La génération de Pien Toma fabriquait aussi une autre sorte de canot, que l'on appelle katakuashtunanit , le même nom donné aux canots d'écorce. Au début du XXe  siècle, la toile a remplacé l'écorce de bouleau comme revêtement des canots mais la méthode de construction est demeurée pratiquement la même. D'après ce que sait Pien Penashue, la méthode de construction des canots à clous vient des Innus de Sheshatshu, même si plus récemment elle a été utilisée par les Innus de la région de Davis Inlet sur la côte Nord du Labrador.

Une troisième méthode de fabrication de canots fait intervenir un shipaitakan , qui signifie moule ou forme. Pien Penashue et feu Mishen Pasteen ont appris cette technique du défunt Johnny Groves, négociant de fourrures indépendant qui vivait à Groves Point, près de Goose Bay, avant la deuxième Guerre mondiale. L'utilisation d'une forme accélérait de beaucoup la fabrication d'un canot. Une fois les membrures et les planches fabriquées, une personne pouvait assembler le canot en quatre jours ou moins.

  Écoutez une aînée de Natuashish, Munik (Gregoire) Rich, parler de la fabrication d'un canot à clous

  Écoutez un autre aîné de Natuashish, Pinashue Benuen, décrire la fabrication d'un canot

Schéma qui montre les noms innus des parties d´un canot

 Écoutez Matinen (Rich) Katshinak parle des canots

 Haut de la page