fronde - uepanishinan

Avant leur établissement dans des villages, les Innus ne faisaient pas de distinction nette entre le travail et le jeu puisque les enfants accomplissaient dès qu'ils en étaient physiquement capables des tâches telles que couper du bois de chauffage, ramasser des branches pour le plancher des tentes, tirer des toboggans, chasser, pêcher, faire la cuisine et préparer des peaux.

Les jeux avec des arcs et des flèches (atshapi, akashku), des lance-pierre (kashipissipanit, kautishu) et des frondes (uepaishinapan) faisaient partie du développement des compétences de chasseur. Les enfants jouaient avec ces « armes », prenant souvent pour cibles des écureuils et des petits oiseaux, avant de passer à de véritables arcs et flèches, harpons, carabines et fusils. En ce sens, les jeux des enfants n'étaient pas des temps morts. Ils formaient les enfants aux rôles d'adulte qu'ils auraient à partir de l'âge de la puberté.

De nos jours, de nombreux garçons innus continuent de jouer avec des lance-pierre, et parfois même des adultes en ont un dans une poche au cas où ils apercevraient une perdrix en chemin. Ces gadgets modernes fonctionnent bien à condition que l'élastique soit fort. Par contre, avant que les Innus puissent avoir des élastiques, la fronde – uepaishinapan – était très utilisée. Faite de peau de caribou, cette arme est beaucoup plus difficile à manier, et il faut être très habile pour atteindre une petite cible quelle que soit la distance.

 Écoutez le défunt Tshishennish Pasteen rappeler les jeux qu’il faisait dans sa jeunesse avec une fronde

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